Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.
Écrivain, 1768-1848Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.
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Mémoires d’outre-tombe (1848), Quatrième partie, livre X
… j’aperçois la lune pâle et élargie; elle s’abaisse sur la flèche des Invalides à peine révélée par le premier rayon doré de l’Orient: on dirait que l’ancien monde finit, et que le nouveau commence.Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.Il ne me reste qu’a m’asseoir au bord de ma fosse; après quoi je descendrai hardiment, le crucifix à la main, dans l’éternité.
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De mon garde-fou, je vois l’horizon tout feuillage Que le souffle fait chavirer.
Les vers luisants brillent cette nuit autour de moi Comme si la prairie était le miroir du ciel Etoilé.
Parfois prend le miroir Entre ciel et chambre Dans ses mains le minime Soleil terrestre.
Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
Le soleil est parti, mais j’ai la lumière.
Le soleil sera bientôt visible.
Les œuvres complètent du soleil ne se lisent qu’à ciel ouvert.
Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à la lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
Les soleils couchants ont toujours moins de charme que les soleils levants.

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