Un grand vent s’est levé sur le soir. Il a séché la pluie, emporté les grosses outres molles des nuages ballonnés, porteurs de bénigne humidité.
Écrivaine, 1873-1954Un grand vent s’est levé sur le soir. Il a séché la pluie, emporté les grosses outres molles des nuages ballonnés, porteurs de bénigne humidité.
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La Naissance du jour (1928), chapitre 9
Un grand vent s’est levé sur le soir. Il a séché la pluie, emporté les grosses outres molles des nuages ballonnés, porteurs de bénigne humidité.Il souffle du nord, parle de sécheresse, de neige lointaine, d’une saison rigide, invisible, déjà installée là-haut sur les Alpes.
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Petite pluie abat grand vent.
Puis, tout d’un coup, cette brume se déchira et laissa voir de gros nuages bas, déchiquetés, déloquetés, véritables haillons de vapeur.
Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
J’ai vu des textes alizés déployer des nuages de paysage en gouttelettes.
Une brise acide et pressée jetait sur le soleil une fumée de nuages rapides.
Quand il n’y a pas de vent, la pluie en est plus douce.
De mon garde-fou, je vois l’horizon tout feuillage Que le souffle fait chavirer.
Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et de brouillard, et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
Une goutte de pluie, comme un œil au bout d’une antenne.
L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.

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