Une goutte de pluie, comme un œil au bout d’une antenne.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Une goutte de pluie, comme un œil au bout d’une antenne.
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Les pensées
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Petite pluie abat grand vent.
En fuyant la pluie, on rencontre la grêle.
Tiens, c’est vite passé
La pluie vient de cesser
Seule sur ton nez
Il y a encore chérie,
Une petite goutte de pluie.
La pluie montre ses dents, exige la lumière Mon envie de crier, comme un doigt qu’on déplie, tire, tire les fils du nez de la mercière Qui maigrit mais qui tourne, embobinant la pluie.
La pluie pousse à ruminer ses pensées. On ne regarde pas les autres lorsqu’il pleut ; on marche tête baissée, le regard fixé sur les flaques agitées.
Minuit vient de sonner. Musique triste de la pluie sur les carreaux. Le temps coule avec lenteur, grain après grain dans son sablier géant.
Le roc inébranlable peu à peu est désagrégé par les fines gouttes de pluie.
Evaporation : la pluie se relève de sa chute.
La pluie souffre-t-elle en tombant ?
Un grand vent s’est levé sur le soir. Il a séché la pluie, emporté les grosses outres molles des nuages ballonnés, porteurs de bénigne humidité.

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