Citations sur la nature – Page 3
Citations sur la nature
L’œuvre de la nature est bien plus difficile à comprendre que le livre d’un poète.
La pègre est de nature et de nécessité voyageuse, le sol honnête lui manque toujours sous le pied.
J’ai vu des alizés déployer. Des nuages de paysage en gouttelettes.
Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d’une archéologie éphémère.
L’écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.
La nature est, après tout, notre seul véritable guide dans la vie.
L’esprit vient de la vie : il est dans les montagnes, les rivières, l’herbe et les arbres.
Nous sommes dans un effondrement généralisé de la vie sur Terre.
Etre jardinier, c’est être comme le Bon Dieu, c’est donner vie et beauté avec de la terre, de l’eau et des graines.
Le naturel et le spirituel se marient dans le cours ordinaire de la vie comme les couleurs de l’arc-en-ciel en fondant dans la limpidité de l’air.
Actuellement, ce qu’on appelle croissance, c’est essentiellement de détruire un espace gorgé de vie et de le remplacer par un parking de supermarché.
Plus la terre contient de formes de vie, plus la vie sous toutes ses formes est protégée.
Quand j’imagine la Terre avec mon télescope intérieur chaque rire, pleur et cri de douleur, chaque pensée, rêve et sentiment est un atome de ce monde en expansion. Autant dire que c’est un sacré bazar, essayez d’imaginer une mappemonde avec ça.
Une parfaite journée parfaite (2002) Le tissu safran formait une trame pareille à celle d’un bélinogramme, un tissus de points sombres et clairs où filtraient le pointillé mauve de la plage, le pointillé pêche et le pointillé abricot de Madeleine et de Rosette.
Les Bêtises (1971) Finalement, les femmes et les hommes n’ont eu de cesse d’explorer de nouveaux territoires, de plonger dans les forêts et les mers, les montagnes et les plaines, tout ce qui les dépassait, pour réduire l’ensemble en esclavage.
Le grand vertige (2020) Nous sommes des êtres photosensibles. Le même paysage nous transporte ou nous laisse indifférent selon la qualité de lumière qui le baigne. La joie accompagne plus aisément les journées glorieuses- lumineuses.
S’émerveiller La société dans laquelle on est, ressemble à une espèce d’avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et qu’à l’arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller.
Mots Croisés, France 2, le 10 Juin 2002 La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l’épaisseur des eaux, chacun n’y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d’horizon.
Le Carnet Viking: 70 jours en mer de Barents (2018) Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés ! On croit qu’on est au centre du monde, comme on dit. Mais c’est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis quotidien de résignation. De renoncement…
Nymphéas noirs (2011) Toute la poésie cachée qui était en moi s’est réveillée, dans la chaude lumière de ce radieux paysage, je sentais une émotion inconnue m’agiter, c’était le papillon de l’âme qui s’éveillait au fond de sa chrysalide et qui sentait palpiter ses ailes.
Lettre, à Amédée Moullé, 21 mai 1894 Le monde est irrégulièrement semé de dispositions régulières. Les cristaux en sont ; les fleurs, les feuilles ; maints ornements de stries, de taches sur les fourrures, les ailes, les coquilles des animaux, les traces du vent sur les sables et sur les eaux.
Variété Avez-vous vu parfois une jolie vallée grises, sous un ciel lourd ? Puis brusquement les nuages se séparent, le soleil descend, et la vie, la couleur surgissent joyeusement et chantent partout. C’est à cela qu’elle ressemble en ce moment-ci. Le bonheur fait vivre ses yeux, et sa voix est une perpétuelle chanson.
Enfin, quand j’ai pris le temps de regarder au cœur d’une fleur, cela a ouvert un tout nouveau monde ; un monde où chaque marche à pied serait une aventure, où chaque jardin deviendrait un jardin enchanté.
Plus que tout au monde, j’ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d’Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte ; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s’étale une conscience profonde.
Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
L’eau me fait sentir en paix. En Corse, je passe le plus clair de mon temps sur les plages ou dans les rivières. C’est une des raisons pour lesquelles j’aime la corse. L’eau est si propre et fraîche que vous pouvez la boire directement des rivières ! Cette île est mon jardin secret.
Qu’est-ce que le métier de paysagiste ? Participer à l’inscription des équipements collectifs dans le paysage, en essayant de le blesser le moins possible, de réintroduire du végétal, de relancer une sorte de dialogue entre le bâti et le planté.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d’un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d’une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
C’est l’esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d’engloutissement : – et ce qu’on voit, tout cela n’est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d’un repas effroyable ?
La mer est proche, vivante, arrogante. St-Ex et son mécanicien étaient loin de tout, dans un chaos de roches friables figées dans le sable. C’était comme ici. Le Simoun démantelé, l’avion d’Antoine, est comme un insecte séché au soleil, la carapace déchirée, les ailes cassées. Cinéma.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d’une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu’elle annonce déjà comme un départ.
La vie, sur Terre, est en train de mourir. L’ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L’ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu’une transition, je pense qu’il faut une révolution.
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