La terre, sous mes pieds, n’est qu’un immense journal déplié. Parfois une photographie passe, c’est une curiosité quelconque et des fleurs monte uniformément l’odeur, la bonne odeur de l’encre d’imprimerie.
Image : La terre, sous mes pieds, n’est...

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- Le paysage de Paris rossignol du monde variait de minute en minute et parmi les cires de ses coiffeurs élançait ses jolis arbres printaniers, pareils à l’inclinaison de l’âme sur l’horizon.
- Le processus de la photographie est un plaisir. Les yeux grands ouverts, il rend réceptif, sensible, jusqu’au moment où une connexion s’opère. Il est si exaltant de sortir des confins de l’esprit, les yeux loin devant la pensée.
- Je photographie pour conserver l’éphémère, fixer le hasard, garder en image ce qui va disparaître : gestes, attitudes, objets qui sont des témoignages de notre passage.
- Dans certaines photographies, l’essence de la lumière et de l’espace domine; dans d’autres, la substance de la roche et du bois, et l’insistance lumineuse des choses qui poussent… C’est mon intention de présenter – par le biais de la photographie – des observations intuitives du monde naturel qui peuvent avoir un sens pour les spectateurs…
- Employée comme moyen d’extériorisation d’un souci créateur, [la photographie] est autre chose qu’une simple copie de la nature. Autrement les "bonnes" photos ne seraient pas si rares.
- Les regards dans les rênes du coursier, délivrant le bercement des palmes de mon sang, je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, fourrure du drapeau des détroits insensibles.
- Il y a des périodes où l’inspiration coule avec vivacité et originalité dans les neurones. C’est ainsi qu’à chaque automne un vent mauvais emporte pour moi les merveilleuses feuilles rousses et mordorées qui tombent en tourbillonnant sur le sol...
- Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, au coucher du soleil, tristement je m’assieds; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
- Je l’ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l’ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d’argent, une moisson de fleurs.
- C’est seulement en vieillissant que l’on s’aperçoit que la beauté est rare, que l’on comprend le miracle que constitue l’épanouissement d’une fleur au milieu des ruines et des canons, la survie des œuvres littéraires au milieu des journaux et des cotes boursières.
- J’irais chercher dans la forêt de Maidières, le «jolibois», cet arbrisseau qui fleurit déjà quand les noisetiers n’ont pas de chatons et que les hêtres n’ont pas encore de bourgeons, tout rouge avec des fleurs petites.
- Enfin, quand j’ai pris le temps de regarder au coeur d’une fleur, cela a ouvert un tout nouveau monde; un monde où chaque marche à pied serait une aventure, où chaque jardin deviendrait un jardin enchanté.
- Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
- Une photo peut exprimer un humanisme universel, ou simplement révéler une vérité délicate et poignante en exposant une tranche de vie qui pourrait autrement passer inaperçue.
- La photographie n’est jamais qu’un chant alterné de "Voyez", "Vois", "Voici"; elle pointe du doigt un certain vis-à-vis, et ne peut sortir de ce pur langage déïctique.