Les regards dans les rênes du coursier, délivrant le bercement des palmes de mon sang, je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, fourrure du drapeau des détroits insensibles.
Écrivain, 1895-1952Les regards dans les rênes du coursier, délivrant le bercement des palmes de mon sang, je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, fourrure du drapeau des détroits insensibles.
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Capitale de la douleur (1926), Nouveaux Poèmes
L’hiver sur la prairie apporte des souris. J’ai rencontré la jeunesse. Toute nue aux plis de satin bleu, Elle riait du présent, mon bel esclave.Les regards dans les rênes du coursier, Délivrant le bercement des palmes de mon sang, Je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, Fourrure du drapeau des détroits insensibles.La consolation graine perdue, Le remords pluie fondue, La douleur bouche en cœur Et mes larges mains luttent. La tête antique du modèle Rougit devant ma modestie. Je l’ignore, je la bouscule. Ô! lettre aux timbres …
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Un reste de soleil sur le seuil de la brume,
Une glu chaude encore à la pente des nues
Et l’automne vous prend dans ses pattes-pelues,
Feuilles couleur de sang, de sang couleur de plumes.
Un jour mon beau Soleil mirroit sa tresse blonde Aux rais du grand Soleil qui n’a point de pareil : Le grand Soleil aussi mirroit son teint vermeil Au Ray de mon Soleil que nul ray ne seconde.
Et que mes doux regards sont suspendus au tien / Comme l’abeille avide aux feuilles de la rose.
Les vers luisants brillent cette nuit autour de moi Comme si la prairie était le miroir du ciel Etoilé.
Je viens du pays des dieux, répliqua-t-il, le visage soudain illuminé. D’Argentine. Là où le soleil est une orange géante et où le ciel est si vaste qu’il est un reflet du paradis.
Par la couleur du ciel et les plaintes du vent,
Par les tons nuancés du feuillage mouvant,
Par mon désir de rêve et mon cœur qui frissonne,
J’ai senti de là-bas venir vers nous l’automne.
J’ai vécu comme une ombre Et pourtant j’ai su chanter le soleil.
Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit.
La beauté de ton visage s’en est allée Dans le vent mauvais du désamour Même si je vois encore l’ombre étoilée De ton corps nu dans le vestige du jour.
Quand les femmes s’en mêlent, quand la ménagère pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pavés, c’est que le soleil se lèvera sur une ville en révolte.

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