Je l’ai attendue. Le silence se couvrait, hâtait les progrès de l’ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d’argent, une moisson de fleurs.

GarderImage

D’où vient cette citation ?

Source vérifiée

Œuvre romanesque complète

Le texte original diffère de quelques mots.

Édition consultée
Paris : A. Michel, 1979
Vérifiée le
17 octobre 2026
Lire le passage sur Internet Archive

Une erreur ? Proposer une correctionSignaler

Si cette phrase vous parle, lisez aussi…

  1. J’ai ancré l’espérance, aux racines de la vie. Face aux ténèbres, j’ai dressé des clartés, planté des flambeaux, a la lisière des nuits.
  2. J’ai vu des textes alizés déployer des nuages de paysage en gouttelettes.
    Source vérifiée Illustration IV : Le Chemin
  3. Pendant une bouffée de silence, épaisse comme une brume, je viens d’entendre choir sur la table voisine les pétales d’une rose qui n’attendait, elle aussi, que d’être seule pour défleurir.
    Source vérifiée L’Étoile Vesper (1946), chapitre 2
  4. Par la couleur du ciel et les plaintes du vent,
    Par les tons nuancés du feuillage mouvant,
    Par mon désir de rêve et mon cœur qui frissonne,
    J’ai senti de là-bas venir vers nous l’automne.
    Albert Lozeau Source vérifiée Le Miroir des jours (1912)
  5. Les vers luisants brillent cette nuit autour de moi Comme si la prairie était le miroir du ciel Etoilé.
    Source vérifiée Poèmes à Lou (1947), Les attentives
  6. Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
    Joëlle EcormierSource à vérifierThéodore, le passager du rêve (2013)
  7. J’ai vécu comme une ombre Et pourtant j’ai su chanter le soleil.
    Source vérifiée Poésie et vérité 1942 (1942), La dernière nuit, 6
  8. Toute la poésie cachée qui était en moi s’est réveillée, dans la chaude lumière de ce radieux paysage, je sentais une émotion inconnue m’agiter, c’était le papillon de l’âme qui s’éveillait au fond de sa chrysalide et qui sentait palpiter ses ailes.
    Source à vérifierLettre, à Amédée Moullé, 21 mai 1894
  9. Roseaux dont les hampes sèches et les aigrettes fanées de l’an passé suspendent une sorte de nuage roux au-dessus des fraîches lances vertes.
    Source vérifiée Journal, 1914
  10. Le matin, le soleil déversait des louches de miel sur les terres de Castille, où nous suivions nos longues ombres noires.
    Source vérifiée En avant, route ! (2010)
« Je l’ai attendue. Le silence se couvrait, hâtait les progrès de l’ombre. Je revoyais des hivers perdus et les... » — Joë Bousquet

L’image de cette citation

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.

Format 1080 × 1350 px · JPEG

50 citations sur la pluie

Les découvrir
Citer cette citationRéférence de l’œuvre · APA, MLA, Chicago
APA
Joë Bousquet. (s.d.). Œuvre romanesque complète. Édition consultée : Paris : A. Michel, 1979.
MLA
Joë Bousquet. Œuvre romanesque complète. s.d..
Chicago
Joë Bousquet. Œuvre romanesque complète. s.d.. Édition consultée : Paris : A. Michel, 1979.