Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
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- La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d’une archéologie éphémère.
- Il serait difficile de citer un type de paysage où le ciel ne serait pas la note dominante, la mesure de l’espace et le véhicule principal du sentiment.
- La nature n’est pas un paysage statique sur une toile tendue. C’est un visage vivant marqué par toutes nos sensations, nos larmes et nos cris, et qui nous tire une galaxie de langues !
- Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés ! On croit qu’on est au centre du monde, comme on dit. Mais c’est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis quotidien de résignation. De renoncement...
- La pègre est de nature et de nécessité voyageuse, le sol honnête lui manque toujours sous le pied.
- Je me dis que peut-être, quelque part, dans un lieu lointain que je ne connais pas du tout, tout est déjà perdu d’avance, depuis longtemps.
- C’est un paysage désolé. Une désolation. Evidemment, çà ne veut rien dire. Un paysage ne pense pas, il ne peut pas être désolé.
- D’après mon expérience, quand on cherche désespérément quelque chose, on ne le trouve pas. Et quand on s’efforce d’éviter quelque chose, on peut être sûr que ça va venir vers nous tout naturellement.
- Je ne sais pourquoi je trouve du charme à regarder un champ inculte. Cela représente le possible.
- Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
- Pourquoi dès que l’homme pose le pied quelque part, le désert, la lune, il commence à se demander ce qu’il pourrait bien en tirer ?
- L’oeuvre qu’on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu’on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
- Aussi étrange que cela puisse paraître, plus on connaît quelqu’un, plus ses contours deviennent flous, comme si le temps passé ensemble effaçait ce qui le distingue de vous.
- Je suis le contraire d’un aventurier : tout me fait peur et tout me fatigue ici-bas; c’est seulement au niveau de l’idée que j’ai un vague goût de l’aventure.
- J’ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.