La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d’une archéologie éphémère.
Écrivain, 1930-2021Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d’une archéologie éphémère.
Écrivain, 1930-2021Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Le paysage de Paris rossignol du monde variait de minute en minute et parmi les cires de ses coiffeurs élançait ses jolis arbres printaniers, pareils à l’inclinaison de l’âme sur l’horizon.
On ne peut pas, au nom de la culture, figer les choses ! Sinon ça devient de l’archéologie.
Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
Un paysage quelconque est un état de l’âme.
D’un lambeau de papyrus ou d’un morceau de poterie, on peut remonter vers une civilisation disparue depuis des millénaires. À partir de la racine d’un mot, on peut rayonner à travers une constellation de vocables et de sens.
Se dérober au réel nous fossilise. Aller à sa rencontre nous permet de grandir.
Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
En littérature, Voltaire a laissé un de ces monuments dont l’aspect étonne plutôt par son étendue qu’il n’impose par sa grandeur.
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri.
À force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L’historien voit en arrière ; il finit par croire en arrière.

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