Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés ! On croit qu’on est au centre du monde, comme on dit. Mais c’est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis quotidien de résignation. De renoncement...
Image : Nous vivons dans un tableau, ici....

Citations similaires à "Nous vivons dans un tableau, ici...." :
- Nous ne sommes que prétexte dans le paysage au passage de la vie et de l’ailleurs.
- Où que j’aille, je suis un morceau du paysage de mon pays.
- La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’oeil a de quoi être nourri.
- Il serait difficile de citer un type de paysage où le ciel ne serait pas la note dominante, la mesure de l’espace et le véhicule principal du sentiment.
- Nos vies sont des cercles. Des cercles avec des évolutions illusoires, des tentatives de nous faire croire que le but n’est pas le point de départ. Alors qu’il est évident que nous nous dirigeons vers l’origine, la poussière.
- Nous avons beau nous mettre en route vers le monde, sur le chemin de la vie, arrive toujours un moment, une station de notre voyage, où nous sommes ramenés à cette question : mais de quoi sommes-nous la faute ?
- Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et l’histoire. Pourtant, des rênes fragiles - celles de la liberté - demeurent entre nos mains; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
- Si la vie apporte des déboires, on s’en console, car la vraie vie est ailleurs, non pas dans la vie même, ni après, mais au dehors, si un terme qui tire son origine de l’espace a un sens en un monde qui en est affranchi.
- L’horizon qui cerne cette plaine, c’est l’horizon qui cerne toute vie. Il donne une place d’honneur à notre soif d’infini en même temps qu’il nous rappelle nos limites.
- La nature n’est pas un paysage statique sur une toile tendue. C’est un visage vivant marqué par toutes nos sensations, nos larmes et nos cris, et qui nous tire une galaxie de langues !
- Jamais on ne pourra oublier le lieu d’un bel amour, le décor d’une joie profonde ou le contexte d’une tendresse. C’est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
- À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l’extérieur comme vers l’intérieur. Plus tard, c’est sans importance, privilège des enfants et des vieillards, on est invisible.
- Un paysage ne ment pas, mais le regard le déguise, ce qui le rend toujours différent, comme s’il devenait un reflet de notre état d’âme.
- Un paysage quelconque est un état de l’âme.