L’oeuvre qu’on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu’on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
Image : L’oeuvre qu’on portait en soi paraît...

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- Le succès pour moi n’est pas une destination, c’est un voyage. Tout le monde travaille pour atteindre le sommet, mais où est le sommet ? Il s’agit de travailler plus dur, de s’améliorer et de progresser.
- J’ai un peu voyagé; j’ai vu des mortels fort au-dessous de nous, j’en ai vu de fort supérieurs; mais je n’en ai vu aucuns qui n’aient plus de désirs que de vrais besoins, et plus de besoins que de satisfaction.
- Rien n’est plus propice qu’un voyage pour sonder tous les aspects merveilleux de l’imprévu.
- On ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore.
- Une façon rapide de faire son chemin est de monter derrière les succès. A ce métier-là, on est bien un peu crotté, on risque bien d’attraper quelques coups de fouet, mais on arrive, comme les domestiques, à l’antichambre.
- Parce que la connaissance, c’est aussi savoir que lorsqu’on est arrivé, il faut revenir et que la moitié seulement du travail est fait !
- Quand on s’aperçoit qu’on a laissé mieux pour avoir moins bien, le plus sage est de revenir vite à ce qu’on a quitté. S’habiller à sa taille, et se chausser à son pied : voilà la sagesse.
- L’oeuvre peinte nous avertit mieux que la chose; elle nous arrête; elle nous ramène. Elle finit par nous apprendre qu’il vaut mieux voir un même tableau cent fois qu’en voir cent une fois; mais il faut aider l’oeuvre, mettre de soi, jurer de soi.
- Comment vous portez-vous ? » Qui pense à cette forte expression «se porter», qui exprime si bien notre travail de tous les instants, ce paquet que nous ne pouvons point séparer de nous ?
- Que devient la vertu, pendant ces délicieux voyages où la pensée franchit tous les obstacles ?
- Le travail mène à la richesse. Pauvres poètes, travaillons ! La chenille en peinant sans cesse Devient le riche papillon.
- Les mots ne suffirent plus. A force de tout se passer en mots, le plaisir restait en suspens, on s’énervait à attendre l’essentiel. Il fallait aller plus loin. Quel bonheur de s’approcher coûte que coûte de ce paroxysme !
- On a plus perdu, quand on a perdu sa passion que quand on s’est perdu dans sa passion.
- Trop de tableaux, trop d’objets. Qu’avions-nous besoin de tant de possessions ? N’est-ce pas une vraie manie ou une espèce de maladie d’avoir accumulé toutes ces œuvres d’art ?