On ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore.
Image : On ne voyage pas pour se...

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- C’est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu’on atteint, rompu, la fin de la journée.
- Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu’il se suffit a lui-meme. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientot, c’est le voyage qui vous fait, ou vous defait.
- Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
- On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées.
- Quand on ne voyage qu’en passant, on prend les abus pour les lois du pays.
- Le voyage, pour moi, ce n’est pas d’arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain.
- On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant.
- Si on éradiquait radicalement les cartes de voeux et les cadeaux, noël deviendrait une espèce de scintillant carnaval païen qui nous distrairait agréablement des rigueurs de l’hiver.
- Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte.
- On comprend soudain pourquoi le Père Noël préfère en général chuchoter quand il nous parle, et sucer des bonbons à la réglisse sans qu’il s’agisse de gourmandise.
- On ne peut pas toujours vivre dans une impasse et faire semblant que ce soit une rue.
- Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
- Ne pensez pas à l’automne. - Il viendra bien à temps, tout comme l’hiver. - Profitez au contraire du bonheur que vous donnent - Les vrais beaux jours sous les grands arbres verts.
- Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n’a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.
- Mon sentiment c’était comme une maison où on ne va qu’aux vacances. C’est à peine habitable. Et puis aussi c’est exigeant un agonique. Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève, avec les derniers hoquets faut jouir.