Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
Source : Contact, l’encyclopédie de la création (Émission de TV canadienne).
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte.
Avec le temps, la passion des grands voyages s’éteint, à moins qu’on n’ait voyagé assez longtemps pour devenir étranger à sa patrie.
Ce qu’il peut être enivrant de se sentir étranger au monde ! On a toujours l’impression d’être en voyage.
Mais c’est l’un des paradoxes du voyage : on croise de complets inconnus et on se confie parfois plus volontiers à eux qu’à des proches justement parce que l’on sait que, le périple terminé, on ne les reverra sans doute jamais.
On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant.
L’avarice chez un vieillard n’a pas de sens : peut-on imaginer rien de plus absurde que d’augmenter les provisions de voyage à mesure qu’il reste moins de chemin à faire ?
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.
On ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore.
Je trouve fascinant que la plupart des gens planifient leurs vacances avec beaucoup plus d’attention que leur vie. C’est peut-être parce que l’évasion est plus facile que le changement.
Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.

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