Mais c’est l’un des paradoxes du voyage : on croise de complets inconnus et on se confie plus volontiers à eux qu’à des proches justement parce que l’on sait que, le périple terminé, on ne les reverra sans doute jamais.
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- C’est ce qu’il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible; qu’au fond, c’est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
- Ce qu’il peut être enivrant de se sentir étranger au monde ! On a toujours l’impression d’être en voyage.
- Vieillir, c’est découvrir la transparence, brûler les frontières, fondre les limites, abattre les paravents... - Y a-t-il plus passionnant voyage que celui de la vie ? Jusqu’à la mort incluse ?
- Tout fuit, glisse, rien ne heurte, et soi-même on se dit qu’on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, que c’est pour ça qu’on voyage.
- Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu’il se suffit a lui-meme. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientot, c’est le voyage qui vous fait, ou vous defait.
- Si le destin souhaite votre rencontre, vous vous retrouverez. Fussiez-vous séparés par des milliers de lieues. Mais si le destin s’oppose à la rencontre, vous aurez beau être là, face à face, vous resterez étrangers l’un à l’autre.
- A l’exception des commerçants, les gens qui voyagent sont des inquiets qui ne savent pas rester seuls avec eux-mêmes : ils vont chercher au loin des images neuves qu’ils offrent à leurs yeux, mais leur coeur reste vide.
- On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu’il est unique. Chez le voyageur cette perception s’aiguise par l’absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l’existence pour un temps restera ce qu’elle est.
- Le voyage est une suite de disparitions irréparables.
- Ceux qui n’ont rien ne cesse de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu’au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu’on redoute d’embrasser.
- Il n’y a pas d’injustice ! L’injustice, c’est de croire que les choses pouvaient se passer autrement (...) C’est toi qui décides le sens que tu donnes au voyage. Alors si tu préfères croire qu’on t’a refilé de mauvaises cartes, libre à toi.
- M. D. K. Cite cette phrase de Nicolas Bouvier : On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.
- Ce qui fait souffrir le plus les hommes abandonnés, c’est qu’ils croient toujours revoir dans la rue la femme qui les a quittés. A cause d’une silhouette, d’une démarche, ou d’une forme de visage semblable.
- La solitude, on croit en jouir pleinement. Et puis à la longue on déchante, ça suffit, on se rend compte qu’à nouveau on a envie d’affection, de partage.
- La vie est un voyage, vous ne croyez pas ? On se met en route et, finalement, on arrive au bout, certains plus tôt que d’autres. Et, en chemin, on rencontre d’autres voyageurs, on connaît de petites aventures, des difficultés et des triomphes.