Le voyage est une suite de disparitions irréparables.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Mais c’est l’un des paradoxes du voyage : on croise de complets inconnus et on se confie parfois plus volontiers à eux qu’à des proches justement parce que l’on sait que, le périple terminé, on ne les reverra sans doute jamais.
Il y a quelque chose d’atrocement irrévocable dans le spectacle d’une personne qui disparaît au bout d’une route, sans se retourner, sans jeter un regard en arrière.
Avec le temps, la passion des grands voyages s’éteint, à moins qu’on n’ait voyagé assez longtemps pour devenir étranger à sa patrie.
Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte.
L’absence est le plus grand des maux.
Déporté, ça veut dire être loin de ce qui nous porte, loin de la vie.
Une vie sans plaisir, c’est un long voyage sans auberge.
Le secret du voyage est dans l’attente et nulle part ailleurs.
Le problème de la distance est l’envers de toutes les relations avec le réel. Tout s’évalue en distance.

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