L’absence est le plus grand des maux.
Poète, 1621-1695L’absence est le plus grand des maux.
Poète, 1621-1695Partager sur
Source vérifiée
Fables (1668-1694), Les deux Pigeons
Fut assez fou pour entreprendre Un voyage en lointain pays. L’autre lui dit: Qu’allez-vous faire? Voulez-vous quitter votre frère?L’absence est le plus grand des maux: Non pas pour vous, cruel! Au moins, que les travaux, Les dangers, les soins du voyage, Changent un peu votre courage. Encor, si la saison s’avançait davantage! Attendez les zéphyrs: qui vous presse? un corbeau Tout à l’heure annonçait malheur à quelque oiseau. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’absence n’est rien d’autre qu’une présence obsédante.
L’absence d’un être cher permet d’en mesurer le manque.
Douloureuse la perte… Mais plus terrible le manque. L’absence. Non, pas l’absence, car l’absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n’a jamais été : cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.
Feindre le malaise est l’ultime refuge de qui manque d’imagination.
L’absence, c’est cela : ne pas pouvoir partager.
L’ennui est l’expression suprême de l’indifférence.
L’absence de l’être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s’appelle l’oubli.
L’absence n’est-elle pas pour qui aime la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ?
C’est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l’inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l’existant.
Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.

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