L’absence de l’être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s’appelle l’oubli.
Écrivain, 1901-1992Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
L’absence de l’être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s’appelle l’oubli.
Écrivain, 1901-1992Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’absence est un arsenic : un peu fortifie l’amour, beaucoup le tue.
L’absence ne tue l’amour que s’il est malade au départ.
L’absence de ceux que nous aimons est le moi de soi – un bannissement mortel.
La blessure fondamentale de mon existence réside tout de même dans ce manque d’affection, et je ne puis taire que la distance procède de la maltraitance lorsqu’elle n’est pas naturelle, souple.
L’absence finit par vaincre l’amour le plus fort et la présence occasionnelle est encore plus terrible pour l’amoureux sans espoir que la complète séparation.
L’indifférent n’éprouve jamais l’envie de tuer. L’assiette vide, il la repousse, et s’en va. L’enragé fixe la sienne d’un œil sombre, et reste, même pitoyable, même ridicule. Ces amours-propres ne l’atteignent plus.
Si l’on cache sa souffrance elle disparaît.
Les déceptions de l’amitié se guérissent par l’indifférence ; celles de l’amour par l’oubli.
L’indifférence C’est tout ce qu’il reste à présent De cet amour tendre et violent.
Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s’abandonne à un amour sans espoir.

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