Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s’abandonne à un amour sans espoir.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s’abandonne à un amour sans espoir.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les caprices de Marianne. Lorenzaccio. Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Qu’est-ce que l’amour, sinon la jeunesse et l’espoir s’enlaçant, et ne faisant plus qu’un ?
On dit quelquefois que l’amour ne peut durer, qu’il finit avec la jeunesse. Il serait mieux de dire qu’il se transforme.
Qui sut aimer au temps de la jeunesse, voudrait aimer jusqu’à son dernier jour. Qui sut aimer, même dans sa vieillesse, regrette encor tant doux chagrins d’amour.
Il y a des hommes qui mènent un tel deuil dans le cœur de la perte de la jeunesse, que leur amabilité n’y survit pas.
Il n’y a guère d’autres maladies dans la jeunesse que les désappointements en amour.
Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.
Je crains que, faute d’éducation, les jeunes filles d’aujourd’hui ne sachent pas aimer. L’amour exige certaines préparations, une retenue, des réserves, une rêverie préalable, comme une religion qui a été tôt déposée dans le cœur.
Il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer.
La passion à perpétuité, c’est une idée d’adolescent. La passion n’a pas grand chose à voir avec l’amour.
Le premier amour n’est-il pas une seconde enfance jetée à travers nos jours de peine et de labeur ?

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.