Je crains que, faute d’éducation, les jeunes filles d’aujourd’hui ne sachent pas aimer. L’amour exige certaines préparations, une retenue, des réserves, une rêverie préalable, comme une religion qui a été tôt déposée dans le coeur.
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- Les jeunes filles de Barbezieux étaient amoureuses du mariage. Elles aimaient tant le mariage que tout de suite elles croyaient aimer leur mari, et beaucoup ont conservé cette idée durant leur vie.
- Apprendre à aimer est difficile et nous le payons cher. Cela demande un travail acharné et un long apprentissage, car ce n’est pas seulement pour un instant qu’il faut apprendre à aimer, mais pour toujours.
- La volonté de ne plus aimer est encore de l’amour et la volonté d’aimer encore ne l’est déjà plus, le désir de ne plus se souvenir appelle encore la mémoire, alors que le désir de se souvenir encore convoque déjà l’oubli.
- Je crains les coeurs flâneurs : ils confondent le temps de voir avec le temps d’aimer.
- On ne se fatigue pas de quelqu’un, vous savez, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne veut plus avoir mal si le coeur en fait autant. Cela s’appelle l’expérience.
- Les enfants privés de l’amour maternel ne parviennent pas à entretenir la confiance minimale requise pour s’aimer eux-mêmes, pour croire que les autres vont les aimer ou, tout simplement pour aimer la vie.
- Dans l’exaltation de la jeunesse et dans la fièvre du désir, l’attente et l’incertitude font partie intégrante des délices que l’amour promet.
- Qu’est-ce que l’amour, sinon la jeunesse et l’espoir s’enlaçant, et ne faisant plus qu’un ?
- Encore une histoire d’amour impossible ? - Non, l’histoire de l’amour que nous sommes et que nous portons. Aimer en donnant, aimer en recevant, aimer en fermant une porte pour aussitôt en ouvrir une autre.
- La plupart des hommes du monde, par vanité, par méfiance, par crainte du malheur ne se livrent à aimer une femme qu’après l’intimité.
- Et, en même temps, c’est vrai que nous nous sommes aimées. Peut-être avons nous pensé que cela se faisait, de s’aimer, entre mère et fille. Mais, tout de même, nous y avons cru. Avec douleur, maladresse, inquiétude, douleur encore, mais nous y avons cru.
- L’amour se présente trop souvent comme un prématuré que nous voulons lancer dans la vie sans lui avoir permis de grandir encore un peu en nous, sans lui avoir donné les moyens de vivre dans la liberté d’être.
- L’important est de s’aimer soi-même pour mieux aimer les autres. On a quelquefois mal jugé l’amour de soi sous prétexte que c’était de l’égoïsme. Mais non, l’amour de soi est naturel, essentiel, nécessaire !
- Aimer, c’est une grande affaire; il faut avoir du courage pour aimer. Ce mot d’aimer, et la certitude que personne au monde ne se doutait de sa passion, la faisaient espérer malgré elle, quoi ? Elle l’ignorait, et, par cela même, espérait plus facilement.
- Ce n’est pas aimer que d’aimer pour quelques jours : l’amour qui ne s’accroît pas de jour en jour est une passion misérable.