L’amour se présente trop souvent comme un prématuré que nous voulons lancer dans la vie sans lui avoir permis de grandir encore un peu en nous, sans lui avoir donné les moyens de vivre dans la liberté d’être.
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- Toute l’aventure humaine vise à se dégager progressivement de la dépendance physiologique, émotionnelle et affective qui s’inscrit en nous dans les premiers temps de la vie hors du ventre maternel.
- Soyez le vivant de la vie, ne cherchez pas d’autres richesses que celles de l’amour à donner et à recevoir. N’allez en quête que du meilleur de vous-même. Osez, osez, car le possible est toujours un tout petit pas… après l’impossible.
- La tendresse c’est l’amour exempt de toute convoitise, de toute possession. C’est faire le choix de l’autre pour lui donner du bon.
- Je crois que la raison de la vie pour chacun de nous est simplement de grandir dans l’amour.
- Il faut, avant de donner la vie, l’aimer et la faire aimer.
- L’amour est un acte trop lucide, son passage dans la vie ne déchire-t-il pas des années d’habitude, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?
- On aime mieux à mesure qu’on a vécu, et c’est la vie elle-même qui sépare de l’amour.
- Il est possible que nous ne soyons pas capables d’aimer précisément parce que nous désirons être aimés, parce que nous voulons que l’autre nous donne quelque chose, plutôt que de nous approcher de lui sans exigence et de ne vouloir que sa simple présence.
- Je crains que, faute d’éducation, les jeunes filles d’aujourd’hui ne sachent pas aimer. L’amour exige certaines préparations, une retenue, des réserves, une rêverie préalable, comme une religion qui a été tôt déposée dans le coeur.
- Rien de plus naturel que de vouloir être aimé pour soi-même. Et rien de plus sot, car soi-même n’existe pas. L’amour est toujours approximatif.
- On ne saurait aimer le passé d’autrui; par contre, l’amour peut se porter vers son avenir, et il le doit, car, aimer vraiment, c’est vouloir le bien de l’être qu’on aime, et l’on ne peut vouloir ce bien que dans le futur.
- On est plus méchant et plus lâche en rêve qu’au réveil. Et peut-être que cette vie elle-même n’est que le rêve d’une autre vie, où l’amour serait sans cruauté, l’amitié sincère; où les croyants croiraient à leur croix, les poètes à leur délire.
- Nous mourons par manque d’amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c’est l’amour, c’est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l’homme. Nous avons fabriqué la mort.
- Toutes mes contradictions viennent de ce qu’on ne peut aimer la vie plus que je ne l’aime, ni ressentir en même temps et d’une manière presque ininterrompue un sentiment d’inappartenance, d’exil et d’abandon.