Douloureuse la perte... Mais plus terrible le manque. L’absence. Non, pas l’absence, car l’absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n’a jamais été : cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.
Image : Douloureuse la perte... Mais plus terrible...

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- Le soin apporté à l’enfant est un signal que les mères envoient au monde. L’enfant qui en est dépourvu, qui a la morve au nez, les cheveux mal coiffés, les habits sales ou négligés, porte sur lui les stigmates du manque d’amour.
- Le plus sûr moyen de calmer l’angoisse induite par une sensation de manque consiste à remplir le vide avec des représentations ayant pour but de transposer cette souffrance.
- D’autres ont le sentiment de ce qu’ils ont, dit-il; je n’ai le sentiment que de mes manques. Manque d’argent, manque de forces, manque d’esprit, manque d’amour. Toujours du déficit; je resterai toujours en deçà.
- Perdre un de ses parents peut-être regardé comme un malheur. Perdre les deux ressemble à de la négligence.
- La famille et l’école sont ce qui reste quand il n’y a plus rien.
- On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
- Quoi qu’on dise, ce n’est jamais facile, l’enfance. On s’illusionne quand on le décrit comme un paradis perdu.
- Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître, tant de choses semblent si pleines d’envie d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.
- La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous; on se retourne : elle n’est plus là.
- La perte d’un être cher est une épreuve terrible, mais c’est une souffrance supplémentaire de ne pas savoir qui en est responsable, ni la raison qui l’a provoquée.
- Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard... Soit tout à fait le même que celui dont le manque nous rendait jadis si malheureux.
- La blessure fondamentale de mon existence réside tout de même dans ce manque d’affection, et je ne puis taire que la distance procède de la maltraitance lorsqu’elle n’est pas naturelle, souple.
- Là où il y a trop, il manque quelque chose.
- Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l’argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.