La perte d’un être cher est une épreuve terrible, mais c’est une souffrance supplémentaire de ne pas savoir qui en est responsable, ni la raison qui l’a provoquée.
1927-2020La perte d’un être cher est une épreuve terrible, mais c’est une souffrance supplémentaire de ne pas savoir qui en est responsable, ni la raison qui l’a provoquée.
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L'Affaire Cendrillon
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S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
La pire solitude pour un mourant est de ne pouvoir annoncer à ses proches qu’il va mourir.
Les souffrances humaines ont leur terme par la mort.
Ce que les morts laissent aux vivants, c’est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir de vivre, d’accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.
La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.
Un chagrin d’amour, c’est comme la mort d’une mère ou d’un père : on ne s’en guérit jamais.
Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
La souffrance d’autrui est chose qui doit s’apprendre : et jamais elle ne peut être apprise pleinement.
Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui.

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