- Paris, femmes, soleil, soleil de minuit. Le Bois, le thé, le dancing, les courses, le cabaret. Femme... Est-ce la même, je ne la reconnais pas, ce matin elle était si simple, si effacée dans sa robe presque unie, la voici ce soir, chair et perles.
- Puisque en scène, je fais sauvage, je m’applique à la ville à devenir civilisée…
- Un jour, j’ai réalisé que je vivais dans un pays où j’avais peur d’être noir. Ce n’était qu’un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J’avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d’entre nous sont partis, pas parce qu’on voulait partir, mais parce qu’on n’en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris.
- De quoi ai-je le plus honte dans ma vie ? Ne pas tenir ma promesse envers ma soeur et avoir trop peur de l’Amérique pour assister à ses funérailles.
- Toute ma vie, j’ai soutenu que les peuples du monde peuvent apprendre à vivre ensemble en paix s’ils ne sont pas élevés dans les préjugés.
- Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c’est danser, j’aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d’une danse ou d’un refrain.
- Comme je représentais le sauvage sur scène, j’essayais d’être la plus civilisée possible dans la vie de tous les jours.