De quoi ai-je le plus honte dans ma vie ? Ne pas tenir ma promesse envers ma soeur et avoir trop peur de l’Amérique pour assister à ses funérailles.
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- La haine était ma soeur, ma compagne, ma came, et la colère mon meilleur carburant. Du sucre dans ma bouche amère.
- C’est ma soeur, mais qu’elle ne recommence pas à m’aguicher, ou je te la flanque dehors !
- Ne vante pas mon bonheur tant que je ne serais pas au cimetière.
- Oui, je pleure mes fautes, je me repens... J’ai des remords... Je pleure parce que je pense qu’avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l’avais trompée.
- J’ai pleuré pour bien des choses qui m’ont attristé dans ma vie, mais pour ma mère, non. C’était trop grand.
- Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
- Nous sommes tous les deux la tristesse d’un port Toi, ville ! Toi ma soeur douloureuse qui n’as Que du silence et le regret des anciens mâts; Moi, dont la vie aussi n’est qu’un grand canal mort !
- Le suicide, c’est une vengeance personnelle, et moi, personnellement, je ne m’en veux pas.
- J’ai toujours été heurté par la parole des politiques, celle des promesses non tenues. Et le silence intérieur de ceux qui, pour n’avoir pas osé se prononcer, ont encouragé des massacres.
- Le pire legs que nous laissent nos parents, c’est celui-là : on a bien profité de la vie, à vous de la sauver maintenant.
- Beaucoup d’amis meurent. Je n’ai pas le courage d’aller à leur enterrement. Dailleurs, je suis sûr qu’ils ne viendront pas au mien !
- La mort, c’est particulier chez moi. Je n’arrive pas à me dire que c’est possible. J’ai toujours envie d’ouvrir le cercueil et de crier : « Allez, debout, on arrête ces conneries ! » Comment fait-on pour supporter cette idée-là ?
- Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c’est se reconnaître incapable d’assumer le cadeau de la vie.
- Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu’il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l’éloigner d’une cérémonie funèbre.
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.