Un jour, j’ai réalisé que je vivais dans un pays où j’avais peur d’être noir. Ce n’était qu’un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J’avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d’entre nous sont partis, pas parce qu’on voulait partir, mais parce qu’on n’en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris.
Image : Un jour, j’ai réalisé que je...

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- Je me sens oppressée, indiciblement oppressée par le fait de ne jamais pouvoir sortir, et j’ai grand-peur que nous ne soyons découverts et fusillés.
- J’étais libérée parce que ma plus grande peur avait été réalisée et j’avais encore une fille que j’adorais et j’avais une vieille machine à écrire et une grande idée. Et ainsi le fond de pierre est devenu une base solide sur laquelle j’ai reconstruit ma vie.
- J’étais une grande timide quand j’étais petite. Et j’ai vécu avec beaucoup de peur, un sentiment que j’ai encore et qui a été en partie mon moteur. La peur bouge. La peur fait créer parce que vous voulez inventer un monde où vos idées et vos rêves fonctionnent.
- Toute ma vie, j’ai eu peur d’être abandonner.
- Mes parents étaient d’extrême gauche donc tout était contre le système. Je marchais pieds nus dans les rues de Paris quand j’avais huit ans. Quand j’ai commencé à faire du DJ, ils détestaient ça, parce que pour eux, les boîtes de nuit et toute cette vie, c’était terrible et faux.
- Dans le monde du culturisme, j’étais peut-être le roi, mais dans le Los Angeles de tous les jours, je n’étais qu’un immigré parmi d’autres essayant tant bien que mal d’apprendre l’anglais et de faire sa vie.
- Tantôt j’étais un homme noir, et tantôt un ange de lumière. Je me suis vu dans la même année vanté, fêté, recherché, même à la cour, puis insulté, menacé, détesté, maudit.
- La couleur de mes convictions, c’est mon village, moi je suis un villageois. Jusqu’à l’âge de vingt ans j’étais à la campagne et dans un village d’ouvriers, de sidérurgistes... Alors là j’ai pris conscience qu’il fallait être socialiste.
- De nombreux abolitionnistes souhaitaient libérer les esclaves mais ne voulaient pas voir des Noirs vivre dans leur voisinage. Beaucoup de gens aujourd’hui acceptent volontiers d’avoir une nounou noire ou un chauffeur noir. Mais soyez assurés qu’ils n’ont pas envie d’avoir un boss noir.
- La ségrégation était si totale que la plupart des enfants noirs ne savaient pas, en vérité, à quoi ressemblaient exactement les blancs.
- Je ne vois pas une femme blanche. Je vois une femme noire, même si ma mère est blanche. Sachant que cela m’a facilité la vie, je pense.
- La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture.
- Je ne me suis pas rapproché des Noirs pour des raisons politiques, mais pour leur musique et leurs danses. C’est la politique qui m’a rejoint.
- Les néons noirs de l’espérance Eclairent mon ombre et mes soupirs Sur la blancheur de l’innocence De mon plus macabre sourire.
- Je suis noir ou blanc, je ne serai jamais gris de ma vie.