On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
Image : On ne pleure pas le destin...

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- On s’arrête à une pompe alors que l’on a même pas besoin d’essence, on rencontre quelqu’un et la vie déraille. Non, le destin n’est pas cruel. Il est bête à pleurer.
- Chacun a droit à sa part de gloire. On ne choisit pas son destin, mais c’est bien de choisir sa fin. C’est une façon démocratique de dire merde à la fatalité.
- Ce n’est pas très gai de se suffire à soi-même. On marche sur les morts. On contemple son destin face à face, sans aucun voile comme font les imbéciles.
- Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.
- La mort d’une mère est le premier chagrin qu’on pleure sans elle.
- Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourrons nous-mêmes.
- La perte d’un être cher est une épreuve terrible, mais c’est une souffrance supplémentaire de ne pas savoir qui en est responsable, ni la raison qui l’a provoquée.
- Si tu veux pleurer, pleure si tu veux espérer prie, mais de grâce, ne cherche pas de coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur.
- Après le départ d’un proche, il ne faut pas pleurer de chagrin mais de joie. Plutôt que regretter ce qui n’est plus, on doit se réjouir de ce qui a été.
- A la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c’est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu’au fond, on ne les aime pas.
- S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au coeur de l’indicible.
- Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
- Ce qui s’en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l’amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
- La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.
- Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.