Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourrons nous-mêmes.
Image : Ce n’est pas parce que les...

Citations similaires à "Ce n’est pas parce que les..." :
- L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
- Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.
- La mort unie les êtres, soude les villages. On l’aime pour cela. Sa menace rapproche les hommes. La mort, vous le voyez, est la pire ennemie de la solitude.
- Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à la vie. C’est leur enlever, s’ils en ont une, leur liberté de mort.
- On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
- Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu’un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
- Nous ne devenons pas autres pour mourir. J’interprète toujours la mort par la vie.
- Ce qui s’en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l’amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
- Ce n’est plus l’amour, mais autre chose qui est dans l’air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n’est pas la mort.
- Les gens craignent plus la mort que la souffrance. Or, la vie est souffrance. La mort nous en délivre. N’est-elle pas alors notre meilleure alliée ?
- Il paraît que l’on n’apprend pas à mourir en tuant les autres.
- Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c’est regarder mourir les autres...
- On ne se tue pas par amour pour une femme. On se tue parce qu’un amour, n’importe quel amour, nous révèle dans notre nudité, dans notre misère, et dans notre état désarmé, dans notre néant.
- Nous ne comprenons ce qu’est la mort qu’en nous rappelant soudain la figure de quelqu’un qui n’aura été rien pour nous.
- La mort est si peu notre affaire, que personne ne s’enterre soi-même.