La mort unie les êtres, soude les villages. On l’aime pour cela. Sa menace rapproche les hommes. La mort, vous le voyez, est la pire ennemie de la solitude.
Image : La mort unie les êtres, soude...

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- La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
- L’amour qui naît de la peur de la solitude est triste et fort comme la mort.
- Quel solitude, de mourir sans certitude d’être au moins... - une particule de vie un point minuscule utile a quelqu’un.
- Les gens craignent plus la mort que la souffrance. Or, la vie est souffrance. La mort nous en délivre. N’est-elle pas alors notre meilleure alliée ?
- Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourrons nous-mêmes.
- Tenir à la vie est une faiblesse mortelle. Les civilisations sont créées par des gens qui n’ont pas peur de mourir et perdues par des gens qui aiment vivre.
- Nous mourons par manque d’amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c’est l’amour, c’est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l’homme. Nous avons fabriqué la mort.
- C’est cette horreur de la solitude, le besoin d’oublier son moi dans la chair extérieure, que l’homme appelle noblement besoin d’aimer.
- L’art scénique, le seul qui tire l’oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
- On naît seul, on meurt seul. Entre-temps, on essaie de ne pas être trop seul. Je suis aussi profondément persuadée que tout le monde « se sent » seul et est profondément malheureux de ce fait.
- Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu’un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
- Avec de la tendresse autour de soi, on n’est pas incapable de vivre... Il n’y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
- On ne peut pas aimer la mort si elle vous est imposée du dehors. Vous croyez pleurer de ne pas aimer. Vous pleurez de ne pas imposer la mort.