Avec de la tendresse autour de soi, on n’est pas incapable de vivre… Il n’y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir…

Avec de la tendresse autour de soi, on n’est pas incapable de vivre… Il n’y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir…

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Au large de l'écueil
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Quelle solitude / De mourir / Sans certitude / D’être au moins / Une particule / De vie / Un point minuscule / Utile à quelqu’un
On ne se tue point pour les douleurs de la goutte ; il n’y a guère que celles de l’âme qui produisent le désespoir.
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?
Il ne faut pas de courage pour mourir. En revanche, il faut du cran pour vivre.
C’est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d’une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c’est regarder mourir les autres…
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe… Et encore !
Attention, immortel, on ne l’est que pour la vie.
Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
On ne naît pas tous fragiles, dans la plupart des cas la vie se charge bien assez comme ça de nous torpiller.

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