Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
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- On ne peut pas pleurer et penser, car chaque pensée absorbe une larme.
- C’est rudement commode, un enterrement. On peut avoir l’air maussade avec les gens : ils prennent cela pour de la tristesse.
- Le suicide, c’est le seul acte philosophique. S’il ne porte pas ses fruits, il devient quelque chose de ridicule qui vous éclabousse.
- Il y a dans toute oeuvre d’art une tentation surmontée de suicide.
- Le suicide comme la folie ne sont peut-être que d’habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l’angoisse du vide.
- Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une oeuvre d’art.
- Le suicide n’est pas affaire de courage. C’est juste une impérieuse envie de paix. Une envie qui domine tout le reste.
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
- Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c’est se reconnaître incapable d’assumer le cadeau de la vie.
- La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
- Ce qui est pire que la tristesse : la découverte que rien ni personne ne pourra jamais remplir le vide qui est en nous.
- Personne ne niera que la vie est horrible, que c’est une suite d’angoisses sans fin. Il n’y a qu’une façon de passer à travers, c’est de ne pas y penser.
- Ce n’est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n’est pas dans un accès de raison que l’on se tue.
- Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
- Nous sentons l’urgence de tout ce que nous vivons sur fond de notre propre mort.