C’est rudement commode, un enterrement. On peut avoir l’air maussade avec les gens : ils prennent cela pour de la tristesse.
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- Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
- Il faut être discret quand on parle de son bonheur, et l’avouer comme si l’on se confessait d’un vol.
- La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
- Comme la teigne au vêtement et le ver au bois, ainsi nuit la tristesse au coeur de l’homme.
- Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
- Croire que l’on peut partager la colère ou la tristesse avec un nombre indéterminé de compagnons n’est en un sens qu’un beau fantasme.
- Prenez garde à la tristesse, c’est un vice.
- Une visite de condoléances, cela apprend à vivre, à se tenir. A oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
- Ah ! Quelle nécropole que le coeur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
- C’est curieux comme on est, avec les morts : d’abord on jette dessus plein de bruits, de prières et de cris, ensuite on les recouvre sous des pelletées de silence. Dans les deux cas on ne veut rien en voir.
- La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
- Il vaut mieux détourner la tête, sourire, ne rien laisser paraître de sa tristesse.
- La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
- L’éphémère possède un charme merveilleux, un charme d’une brûlante tristesse.
- L’excès de tristesse rit, l’excès de joie pleure.