Prenez garde à la tristesse, c’est un vice.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Prenez garde à la tristesse, c’est un vice.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Correspondance de Gustave Flaubert (1878), lettre 1746 à Guy de Maupassant
Je me résume, mon cher Guy:prenez garde à la tristesse. C’est un vice.On prend plaisir à être chagrin et, quand le chagrin est passé, comme on y a usé des forces précieuses, on en reste abruti. Alors on a des regrets, mais il n’est plus temps. Croyez-en l’expérience d’un scheik à qui aucune extravagance n’est étrangère.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il vaut mieux détourner la tête, sourire, ne rien laisser paraître de sa tristesse.
Le bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose.
Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
La vie est un combat où la tristesse entraîne la défaite.
S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
L’orgueil sèche les larmes de la colère et du dépit ; l’humilité celles de la douleur. L’un s’indigne que nous puissions souffrir, l’autre nous rappelle pour nous apaiser que cela seul nous est dû.
La tristesse rend vieux avant l’heure.
On s’attendrit par réminiscence ; on a honte de se sentir pleurer, et l’on n’en pleure que davantage.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.