La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
ÉcrivaineLa mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
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Métaphysique des tubes
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Quelle solitude / De mourir / Sans certitude / D’être au moins / Une particule / De vie / Un point minuscule / Utile à quelqu’un
Le deuil est une convalescence. Le repos de l’être absent devient notre propre repos. Il y a de la contagion dans la mort.
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort – et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
Coma : la mort comme si vous y étiez.
Il y a des moments où j’ai envie de mourir,
Alors, la mort, ça m’est égal.

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