Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
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- Et à la vérité ce que nous disons craindre principalement en la mort, c’est la douleur, son avant-coureuse coutumière.
- La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
- Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
- La douleur est aussi nécessaire que la mort.
- La pire douleur est celle qui, à aucune minute, ne fait espérer la mort, mais dégoûte sourdement de la vie.
- De tant de douleur on ne saurait faire qu’une mort.
- C’est pénible pour vous, et c’est pénible pour eux. Quand il s’agit d’un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
- Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d’une telle haine de la vie qu’ils se donnent volontairement la mort dans l’excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
- Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
- La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
- La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
- On dit que le temps apaise toute douleur, on dit que tout peut s’oublier, mais les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres de mon coeur.
- La contemplation soulage quelque peu du malheur. Plus on contemple, plus la douleur diminue.
- Il n’est pire douleur que le souvenir du bonheur au temps de l’infortune.
- On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l’aimer même, tout en se sentant pénétré d’une douleur infinie.