Le suicide comme la folie ne sont peut-être que d’habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l’angoisse du vide.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu.
Ce n’est pas que le suicide soit toujours de la folie. On dit qu’il y a des occasions où un sage peut prendre ce parti ; mais, en général, ce n’est pas dans un accès de raison qu’on se tue.
Le suicide, c’est un acte, l’acte de ceux qui n’ont pu en accomplir d’autres.
Le suicide, c’est le seul acte philosophique. S’il ne porte pas ses fruits, il devient quelque chose de ridicule qui vous éclabousse.
Le suicide est le doute allant chercher le vrai.
Le suicide est l’acte désespéré d’un être qui ne fait plus confiance ni aux médecins, ni à la guerre, ni aux transports, ni à la nature.
Un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire.
Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c’est se reconnaître incapable d’assumer le cadeau de la vie.
Ce suicide affreux, le célibat.
Pour qu’un suicide en vaille la peine, il faut le fabriquer sur mesure.

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