Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Misérables (1862), tome 5, livre 3, chapitre 11
Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu, laquelle peut contenir dans une certaine mesure la mort de l’âme, était impossible à Jean Valjean.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le suicide comme la folie ne sont peut-être que d’habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l’angoisse du vide.
Le suicide est le doute allant chercher le vrai.
Ce suicide affreux, le célibat.
Le suicide est l’acte désespéré d’un être qui ne fait plus confiance ni aux médecins, ni à la guerre, ni aux transports, ni à la nature.
Le suicide, c’est un acte, l’acte de ceux qui n’ont pu en accomplir d’autres.
Ce n’est pas que le suicide soit toujours de la folie. On dit qu’il y a des occasions où un sage peut prendre ce parti ; mais, en général, ce n’est pas dans un accès de raison qu’on se tue.
Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c’est se reconnaître incapable d’assumer le cadeau de la vie.
Un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire.
Le courage de la mort lui gonfla l’âme.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.