Un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire.
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- C’est curieux comme on est, avec les morts : d’abord on jette dessus plein de bruits, de prières et de cris, ensuite on les recouvre sous des pelletées de silence. Dans les deux cas on ne veut rien en voir.
- On ne peut pas se retrouver pendant qu’on est dans la vie. Y a trop de couleurs qui vous distraient et trop de gens qui bougent autour. On ne se retrouve qu’au silence, quand il est trop tard, comme les morts.
- Il n’y a pas de plus grande agonie que de porter en soi une histoire non racontée.
- On offre aux morts une minute de silence. - Ils en possèdent une éternité. - Peut-être souhaiteraient-ils une minute de notre bruit de vivants ?
- Le suicide comme la folie ne sont peut-être que d’habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l’angoisse du vide.
- Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu.
- Le suicide n’est ni une question de lâcheté ni une question de courage. Ce n’est même pas une question. Ce n’est même pas un problème. C’est un acte. Naître c’est se suicider. Nous nous suicidons tous.
- Ce n’est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n’est pas dans un accès de raison que l’on se tue.
- Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.
- Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.
- Au-delà encore du silence, il y a la solitude terminale, entre l’abandon et la trahison.
- Ecoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n’as jamais eu de ta vie le calme.
- Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
- Le suicide est l’acte désespéré d’un être qui ne fait plus confiance ni aux médecins, ni à la guerre, ni aux transports, ni à la nature.