Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Pensées (1670), Pensées, section III
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le silence est comme une nudité de l’âme, qui s’est libérée de la parure des mots.
Le silence extérieur ouvre les portes du silence intérieur.
Le silence, ce couloir à secrets où les pensées se nouent et se dénouent comme des fumées.
Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
Certains moments ne peuvent avoir pour bande-son que le silence.
Le silence était si épais qu’on eût pu le découper en cubes.
Dès que le silence se fait, les gens le meublent.
Le silence devient une rareté et une dimension que nous risquons de perdre.
Le silence oblitère tout.
La même démarche me fait chercher le bruit caché dans le silence, le mouvement dans l’immobilité, la vie dans l’inanimé, l’infini dans le fini, des formes dans le vide, et moi-même dans l’anonymat.

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