Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.
ÉcrivainAttribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.
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Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourons nous-mêmes.
On ne peut pas aimer la mort si elle vous est imposée du dehors. Vous croyez pleurer de ne pas aimer. Vous pleurez de ne pas imposer la mort.
On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
En même temps, si on était mort, on ne pourrait pas se plaindre de la vie.
Pourquoi je ne me suicide pas ? Parce que la mort me dégoûte autant que la vie.
Le deuil, c’est essayer de mettre du sens là où il n’y en a pas. Les humains ne peuvent pas vivre tant qu’ils n’arrivent pas à donner une justification à cette énigme qu’est la mort.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n’est pas si important que ça.
La mort ne doit en aucune façon redresser l’image que nous avons d’un homme.
Héritage. La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne faut pas beaucoup d’argent pour qu’elle se fasse pardonner.
Un chagrin d’amour, c’est comme la mort d’une mère ou d’un père : on ne s’en guérit jamais.

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