Héritage. La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne nous faut pas beaucoup d’argent pour qu’elle se fasse pardonner.
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- La morale est dans les faits, pas dans les sentiments. Si je soigne mon père, je peux m’amuser à désirer sa mort.
- Comme le souvenir que laisse un mort est supérieur à sa vie ! Il n’y a pas de déchets.
- A la mort d’un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
- Nous payons de notre vie ou de notre mort : un prêté pour un rendu.
- On n’invite pas la mort, elle s’impose.
- Lorsque la mort a égalisé les fortunes, une pompe funèbre ne devrait pas les différentier.
- La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.
- Jeune, on conserve pour sa vieillesse; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paye de superbes funérailles, et dévore le reste.
- La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
- Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.
- La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n’est pas si important que ça.
- On ne s’habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra nous habituer à la nôtre !
- La mort est si peu notre affaire, que personne ne s’enterre soi-même.
- La mort des parents ne devient définitive que le jour où leurs enfants ne sont plus là pour les évoquer.
- Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c’est regarder mourir les autres...