Héritage. La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne faut pas beaucoup d’argent pour qu’elle se fasse pardonner.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Héritage. La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne faut pas beaucoup d’argent pour qu’elle se fasse pardonner.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Journal, 1887-1910
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Jeune, on conserve pour sa vieillesse ; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paie de superbes funérailles et dévore le reste.
La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.
Rien ne manque aux funérailles des riches, si ce n’est des gens pour les regretter.
On n’invite pas la mort, elle s’impose.
On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
Nous payons de notre vie ou de notre mort : un prêté pour un rendu.
Lorsque la mort a égalisé les fortunes, une pompe funèbre ne devrait pas les différentier.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n’est pas si important que ça.
La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.