Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître, tant de choses semblent si pleines d’envie d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.
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- Les choses matérielles perdues peuvent être trouvées. Mais il y a une chose qui ne peut jamais être trouvée quand elle est perdue : la vie.
- La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C’est auprès d’elle que l’on puise ses vraies ressources, que l’on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
- Il est bon qu’il y ait dans le Monde des biens et des maux : sans cela, on serait désespéré de quitter la vie.
- Je suis content que la vie soit courte, - Je trouve ça rassurant. - J’ai peur des choses qui ne finissent pas.
- Perte d’argent, perte légère; perte d’honneur, grosse perte; perte de courage, perte irréparable.
- L’adversité fait cesser l’envie, il est vrai, et non pas la haine. On hait toujours ses ennemis, à quelque état de faiblesse qu’ils soient réduits.
- Il y a plus important que survivre, c’est se sentir hors d’atteinte.
- On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie.
- Quand quelqu’un se rend compte que sa vie ne vaut rien, soit il se suicide, soit il voyage.
- Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d’importance que tous ses succès ?
- Vivre ce n’est pas sérieux, ce n’est pas grave. C’est une aventure, c’est presque un jeu. Il faut fuir la gravité des imbéciles.
- Plus la vie est agréable et douce et enchanteresse, plus horrible est l’idée de la perdre. Et c’est ainsi que se corrompent les cultures et que viennent les décadences.
- Rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la vie.
- La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s’étonne que les vieilles gens rabâchent.