Tout fuit, glisse, rien ne heurte, et soi-même on se dit qu’on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, que c’est pour ça qu’on voyage.
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- Tout fuit, glisse, rien ne heurte, et soi-même on se dit qu’on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, que c’est pour ça qu’on voyage (même si c’est une illusion) : pour devenir aussi oiseau qu’on peut l’être.
- Tout cela n’était qu’une agitation vaine, le seul voyage qui compte est celui qu’on fait sans bouger, à l’intérieur de soi-même.
- Est, ouest, sud ou nord, il n’y a pas de différence. Peu importe votre destination, assurez-vous seulement de faire de chaque voyage un voyage intérieur. Si vous voyagez intérieurement, vous parcourrez le monde entier et au-delà.
- Ce qu’il peut être enivrant de se sentir étranger au monde ! On a toujours l’impression d’être en voyage.
- Mais c’est l’un des paradoxes du voyage : on croise de complets inconnus et on se confie plus volontiers à eux qu’à des proches justement parce que l’on sait que, le périple terminé, on ne les reverra sans doute jamais.
- Déporté, ça veut dire être loin de ce qui nous porte, loin de la vie.
- Le seul voyage qui compte est celui qu’on fait sans bouger, à l’intérieur de soi-même.
- Le secret du voyage est dans l’attente et nulle part ailleurs.
- Dans une oasis, on n’a rien, mais on ne manque de rien.
- On ne quitte jamais vraiment son foyer. Je crois qu’on charrie les ombres, les rêves, les peurs et les monstres de sa maison sous la peau, qu’on les transporte, blottis dans le coin de ses yeux et jusque dans le cartilage des lobes de l’oreille.
- On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant.
- Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu’il se suffit a lui-meme. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientot, c’est le voyage qui vous fait, ou vous defait.
- Ce qui me navre presque autant que de devoir faire mes bagages pour l’au-delà est de ne rien pouvoir glisser dedans tant il est vrai que, chez nous, le trépas annule complètement la sacro-sainte propriété.
- La solitude, on croit en jouir pleinement. Et puis à la longue on déchante, ça suffit, on se rend compte qu’à nouveau on a envie d’affection, de partage.
- Bienheureux est celui qui, très loin du vulgaire, - Vit en quelque rivage, éloigné, solitaire.