Le travail mène à la richesse. Pauvres poètes, travaillons ! La chenille en peinant sans cesse Devient le riche papillon.
Écrivain, 1880-1918Le travail mène à la richesse. Pauvres poètes, travaillons ! La chenille en peinant sans cesse Devient le riche papillon.
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Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée (1911), La Chenille
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas ; accusez-vous vous-même, dites-vous que vous n’êtes pas assez poète pour en évoquer les richesses.
Le travail est l’aliment des âmes nobles.
Dans la vie, seul, le pognon l’intéresse. Elle a une vraie passion pour l’oseille et malgré qu’elle soit devenue millionnaire, tapiner c’est finalement toute sa vie.
Si l’on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l’on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.
Le travail précède toute récompense. Il faut planter avant de moissonner, semer dans la tristesse avant de récolter dans la joie.
Quand le pouvoir pousse l’homme à l’arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l’existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie.
Peinture et poésie se font comme on fait l’amour : un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans nulle protection. Le grand #saut à chaque fois.
L’œuvre qu’on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu’on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
Il n’y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s’achève que l’on a à peine ébauché son ouvrage.
Semblables à l’abeille, nous enlevons à chaque fleur son doux trésor ; les pattes chargées de cire et la trompe de miel, nous apportons à la ruche notre butin ; et comme l’abeille, nous recueillons la mort pour salaire.

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