Une façon rapide de faire son chemin est de monter derrière les succès. À ce métier-là, on est bien un peu crotté, on risque bien d’attraper quelques coups de fouet, mais on arrive, comme les domestiques, à l’antichambre.

Une façon rapide de faire son chemin est de monter derrière les succès. À ce métier-là, on est bien un peu crotté, on risque bien d’attraper quelques coups de fouet, mais on arrive, comme les domestiques, à l’antichambre.

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Journal des Goncourt
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Renoncer à soi-même est un effort assez vain : pour se dépasser mieux vaut commencer par s’assumer.
Il en est de beaucoup d’entreprises comme de battre le briquet : on n’y réussit que par des efforts réitérés, et souvent à l’instant où l’on désespérait du succès.
L’obstination est le chemin de la réussite.
Parfois on fonce vers la défaite et on a raison. Parfois il faut en effet foncer vers elle parce qu’il faut faire vite, il faut passer à autre chose. La défaite peut être un raccourci.
Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la doubler.
Il faut un peu de génie – et beaucoup de courage pour aller dans la direction opposée.
Parfois il faut savoir être une salope pour que le travail soit fait.
Tout travail de longue haleine, répétitif, suppose l’ambition d’être toujours meilleur.
Il n’y a point de chemin trop long à qui marche lentement et sans se presser ; il n’y a point d’avantages trop éloignés à qui s’y prépare par la patience.
Il fallut faire vite, et donc assumer tout ce qu’emporte de risques, d’imprudences et d’impuretés, la précipitation dans le travail.

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