Parfois il faut savoir être une salope pour que le travail soit fait.

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Le propre du travail, c’est d’être forcé.
Ce n’est pas le travail difficile qui est monotone, c’est le travail superficiel.
Le travail le plus fatigant n’est pas celui que l’on fait mais celui qui nous reste à faire.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
On croit d’abord qu’on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu’on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu’on travaille pour ses enfants ; on s’aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Pour que le travail s’accomplisse avec intérêt, voire plaisir, il faut en supprimer le caractère obligatoire.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n’a d’autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie.
Une façon rapide de faire son chemin est de monter derrière les succès. À ce métier-là, on est bien un peu crotté, on risque bien d’attraper quelques coups de fouet, mais on arrive, comme les domestiques, à l’antichambre.
L’œuvre est une sueur.
Un travail opiniâtre vient à bout de tout.

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