Pour que le travail s’accomplisse avec intérêt, voire plaisir, il faut en supprimer le caractère obligatoire.
Écrivain, 1920-1959Pour que le travail s’accomplisse avec intérêt, voire plaisir, il faut en supprimer le caractère obligatoire.
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Traité de civisme
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Si l’on veut se débarrasser du capital, il faut aussi se débarrasser du travail.
Pris dans un sens psychologique, l’ornement servirait à soulager le travailleur de la monotonie de son travail.
Parfois il faut savoir être une salope pour que le travail soit fait.
Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c’est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
Un travail qui dédommage de ce qu’il coûte par le plaisir qu’il procure.
Si je travaille autant c’est parce que j’éprouve plus de plaisir à terminer une tâche qu’à m’en débarrasser, parce que je suis très paresseux et qu’il me faudrait déployer davantage d’efforts pour refuser certaines collaborations que pour les assurer.
Nous devons prendre conscience que le travail ne constitue plus, désormais, l’essentiel d’une vie.
Par un travail contraire, ou plutôt par une conséquence naturelle, les plus vilaines choses ont pris des noms charmants. Le succès purifie tout ; la nécessité excuse les actions les plus laides.

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