Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie.
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Le travail est indispensable au bonheur de l’homme ; il l’élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu’il profite à quelqu’un : faire ce qu’on peut, c’est faire ce qu’on doit.
Le plaisir dans le travail met la perfection dans le travail.
Chercher le bonheur dans son travail, c’est comme creuser une galerie dans la roche dure, à la recherche de l’or. On a besoin de toute son énergie, de toute la force et de l’ardeur de sa nature pour y parvenir.
Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi.
Une expérience bien conçue et bien conduite procure un plaisir comparable à celui qu’éprouve l’artisan devant un travail bien fait.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n’a d’autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie.
Chaque jour le travail accapare davantage la bonne conscience à son profit : le goût de la joie s’appelle déjà « besoin de repos » ; il commence à rougir de lui-même.
Le travail précède toute récompense. Il faut planter avant de moissonner, semer dans la tristesse avant de récolter dans la joie.
On met plus de passion à obtenir ce qu’on n’a pas qu’à conserver ce qu’on a.
L’avantage de l’amour sur la débauche, c’est la multiplication des plaisirs.

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