Pourquoi dès que l’homme pose le pied quelque part, le désert, la lune, il commence à se demander ce qu’il pourrait bien en tirer ?
Source : Revue Secousse, juin 2016
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Pourquoi dès que l’homme pose le pied quelque part, le désert, la lune, il commence à se demander ce qu’il pourrait bien en tirer ?
Source : Revue Secousse, juin 2016
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
L’homme qui du désert connaît le secret ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira. Le jour sera sévère, mais la nuit ne troublera point le regard profond de ce visage qui bâtit des demeures dans la patience.
Connaître, c’est connaître par les causes. Comprendre, c’est remonter aux origines. Dans la forêt, dans la savane, sur la mer, dans les sables du désert, le commencement des commencements, le début de toutes choses est le mythe majeur des hommes.
L’homme idéal est celui qui, au milieu de l’activité la plus intense, sait trouver le silence et la solitude du désert. Cet homme-là s’est approprié le secret de la maîtrise de soi.
L’homme est comme l’escargot : le chemin qu’il doit prendre pour arriver jusqu’à lui-même est tortueux.
Je ne sais pas, en vérité, pourquoi l’homme tient tant à la vie. Que trouve-t-il donc de si agréable dans cette insipide succession des nuits et des jours, de l’hiver et du printemps ?
L’homme qui aime normalement sous le soleil, adore frénétiquement sous la lune.
C’est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on ne sait trop quoi. Oui, mais voilà : où trouver la force d’attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre ?
Il n’est pas naturel pour l’homme de brouiller les frontières, de remettre en question la fin de la vie, de tenter de communiquer avec l’invisible. Agir de la sorte relève plus de la démence que de la raison.
Les mains jointes, il s’abîmait dans la contemplation des mystères du ciel et du bonheur de la terre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.