Les mains jointes, il s’abîmait dans la contemplation des mystères du ciel et du bonheur de la terre.
Romancier, 1910-1997Les mains jointes, il s’abîmait dans la contemplation des mystères du ciel et du bonheur de la terre.
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Moi, Joséphine, impératrice
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À chaque fois qu’il levait un bras, il lançait sur la mer immense des gouttes d’argent en volées, figurant, devant le ciel muet et vivant, les semailles splendides d’une moisson de bonheur.
Dieu qui nous avait donné les joies de la terre, voulut aussi nous donner les joies de l’esprit. Avec la douleur, dieu montre à ceux qui veulent le comprendre le chemin qui mène à l’esprit.
Le silence de la terre vous arrivait en plein jusqu’au cœur-son mystère, sa grandeur, la stupéfiante réalité de sa vie cachée.
Il eut une révélation soudaine. Il comprit tout à coup le caractère fastidieux de la vie où tout sentier représente l’imprévu et dont une part importante se passe à surveiller ses pas.
L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir.
L’homme s’est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit.
Le plus grand explorateur sur cette terre ne fait pas d’aussi longs voyages que celui qui descend au fond de son cœur et se penche sur les abîmes où la face de Dieu se mire parmi les étoiles.
Moi-même, qui suis Dieu, tremble et frémis de frayeur et d’émoi, voyant la terre et la mer dessous moi.
Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance…
Celui qui va jusqu’au bout de son cœur connaît sa nature d’homme. Connaître sa nature d’homme c’est alors connaître le ciel.

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