Les citations
Le crépuscule est un breuvage qui enivre et endort la terre et le ciel.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée Histoire du pied et autres fantaisies (2011) Hyperpolis était un visage, un corps. Un cerveau aussi, et la jeune fille Tranquilité circulait le long de ses méandres, à l’intérieur du labyrinthe des circonvolutions.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée Les Géants (1973) Mais cet œil n’existe pas, pas plus que ces mains, que cette guitare, ce paysage où passe un boutre brouillardeux.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée Le Déluge (1966) Un jour, mondo avait très envie d’écrire des lettres et il avait décidé de chercher quelqu’un pour lui apprendre à lire et à écrire.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée Mondo et autres histoires (1978) J’espère qu’on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée Le procès-verbal (1963) Un corps de vieillard, maigre telle une aigle de blason, et son cou pousse tout seul, dressant en l’air une tête hérissée, aiguë…
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée La Fièvre (1965) Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l’homme est exact.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée L’Extase matérielle (1967), p. 72 Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience.
J. M. G. Le ClézioSource vérifiée L’Extase matérielle (1967) Par le langage, l’homme s’est fait le plus soltaire des êtres du monde, puisqu’il s’est exclu du silence.
J. M. G. Le ClézioL’inconnu sur la Terre (1978) Elle essayait de rejoindre le temps passé, quand ils étaient couchés dans le sable de la dune, et qu’ils pouvaient croire que tout serait facile, que cela durerait toute leur vie.
J. M. G. Le ClézioRitournelle de la faim (2008) L’ampoule électrique brillait avec force au-dessus de la table, et la lumière était jaune, un peu sale.
J. M. G. Le ClézioL’Extase matérielle (1967) Les plaques d’amiante, la bakélite noire comme la nuit, les peintures glacées captent la lumière des yeux, elle se nourrissent de cette lumière.
J. M. G. Le ClézioLes Géants (1973) Rejoindre l’illumination du Tao, où le savoir s’acquiert sans enseignement, où la vérité se révèle d’elle-même, sans preuve, sans travail.
J. M. G. Le ClézioLe flot de la poésie continuera de couler, éd. Philippe Rey Quelle souffrance que d’être ainsi vivant. Quelle abomination, quelle pourriture ! Comment mon corps, ce corps qui est à moi, qui appartient ou qui est le maître de cet esprit pas particulièrement attaché à la vie, a-t-il la force, le courage d’exister ?
J. M. G. Le ClézioL’Extase matérielle (1967) L’eau de pluie cascade le long de l’intérieur du tronc et emplit les creux de l’écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l’enfance.
J. M. G. Le ClézioHistoire du pied et autres fantaisies (2011)
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